La piscine naturelle ou biologique s’inscrit comme une alternative écoresponsable aux piscines traditionnelles. Plongée dans un bassin naturel respectueux de la santé et de l’environnement…

La baignade est souvent considérée comme un moment de détente et de légèreté absolue que rien ne doit entacher. Encore moins la température ou la qualité de l’eau ! Alors que les préoccupations écologiques et environnementales deviennent une priorité quotidienne, qu’en est-il de la baignade en piscine ?

Pourquoi privilégier l’installation d’une piscine écologique ?

Les bassins classiques ont régulièrement été pointés du doigt en raison de l’utilisation de chlore, de désinfectants et autres oxydants. Des produits dont l’impact sur la santé et l’environnement inquiète.

La piscine naturelle naît de ce constat et vise à retrouver les bienfaits des eaux issues des stations thermales. Le but : se baigner dans une eau pure, claire et transparente, dans le confort d’un milieu aménagé.

C’est là, de l’absence totale d’adjuvants chimiques, que provient toute la particularité du bassin biologique. L’eau y est purifiée grâce à un écosystème chargé de garantir l’équilibre naturellement.

En pratique, comment fonctionne une piscine naturelle ou écologique ?

L’idée générale de la piscine naturelle consiste à implanter des macrophytes (végétaux aquatiques) qui débarrassent l’eau de ses particules organiques. En plus de leur fonction technique, ces plantes créent un cadre bucolique idéalement intégré à un jardin paysager.

Bien sûr, ce subtil équilibre entre terre et eau requiert toute l’expérience et la maîtrise d’un professionnel en phyto-plantations. C’est, en effet, un jardin aquatique qui repose sur 3 zones distinctes : une zone de baignade, une zone de lagunage et une zone de régénération.

La zone de baignade

La zone de baignade, ou bassin de natation, peut prendre n’importe quelle forme. Au sol, un liner recouvre le béton. L’occasion de reproduire l’aspect d’un point d’eau (lac, étang, etc.) pour jouer la carte naturelle avec des courbes et un revêtement foncé.

Les zones de lagunage et de régénération

Les zones de lagunage et de régénération s’apparentent, quant à elles, aux poumons de la piscine biologique. Elles fonctionnent comme un système d’épuration 100 % bio. La première zone filtre les impuretés et la seconde oxygène l’eau avant de la relâcher. Peu profond et tapissé de galets, le bassin de régénération achève le traitement de l’eau et assure aussi son réchauffement.

L’idée consiste à implanter des végétaux aquatiques qui débarrassent l’eau de ses particules organiques. 

Dans ces parties, les végétaux sont sélectionnés en cohérence avec le climat pour leurs qualités. Plantes épuratrices (joncs, jacinthes d’eau, roseau, etc.), oxygénantes (hippuris, élodée, renoncule aquatique, etc.) et décoratives (nénuphar, lotus, papyrus, etc.). Un ensemble qui entoure le bassin de nage et participe à créer un lieu apaisant en harmonie avec son environnement.

Autre élément de la réussite du lagunage : la circulation de l’eau. Elle est indispensable à l’absence d’algues. Cascades, brasseurs d’eau, fontaines, pompes, contribuent à obtenir un système de filtration optimal.

Quels sont les avantages et inconvénients d’une piscine naturelle ?

Les avantages

La construction d’une piscine écologique présente des avantages importants : une meilleure qualité de l’eau, une baignade proche de la nature, pas de chlore ni de produits chimiques, un écosystème favorisé, une esthétique incomparable été comme hiver et un entretien facilité.

À l’heure actuelle, aucun permis de construire n’est nécessaire pour les bassins naturels d’une superficie inférieure à 100 m2. Contrairement aux piscines classiques, une déclaration de travaux auprès de la mairie suffit.

Bon à savoir : un bassin traditionnel peut être transformé en piscine écologique en ajoutant les deux zones de lagunage.

Les inconvénients

Il faut noter que le projet de construction d’une piscine naturelle est, en moyenne, 20 % plus cher qu’un projet classique. Une dépense compensée, sur le long terme, par des économies d’entretien.

D’autres facteurs sont à prendre en compte. Il s’agit de l’évaporation de l’eau et du fonctionnement de la pompe qui augmente la facture d’électricité. De même, les crèmes solaires risqueraient de compromettre l’équilibre de la microfaune et microflore. Il faut également maintenir une température inférieure à 24 °C.

Et s’il n’est pas utile de posséder un grand jardin, la présence des trois zones nécessite une surface d’installation suffisante.

La piscine naturelle, plaisir du corps et des yeux ?

Au-delà des considérations pratiques, la piscine naturelle ou biologique correspond à une autre manière de concevoir la baignade. Plus qu’un produit de détente, c’est une quête de l’essentiel, un retour aux sources, un état d’esprit. Une philosophie de vie qui relie directement le corps aux éléments dans un « tout » respectueux et harmonieux.

Retrouvez tous les conseils sur le site de Boboolo, le réseau local des professionnels de l’habitat.

Source Ouest France

Articles similaires

Écrire une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.