Des résidents se mobilisent pour réclamer une meilleure gestion de la relocalisation du village.

Une centaine de résidents de Miquelon, qui fait partie de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon à l’est du Canada et compte 600 habitants, ont manifesté à l’occasion de la visite sur l’île de la ministre des Outremers, Annick Girardin, pour réclamer une meilleure gestion de la relocalisation du village, menacé par la montée des eaux. Les manifestants ont interpellé la ministre, elle-même originaire de St-Pierre-et-Miquelon et en visite officielle de trois jours dans l’archipel, sur l’avenir du village, classé en zone à fort risque de submersion depuis l’adoption en septembre 2018 du Plan de prévention des risques littoraux (PPRL), et devenu en grande partie inconstructible.

Avec en mains pelles et pioches, ils ont symboliquement délimité des parcelles de terrain au lieu-dit du Chemin des Roses, situé sur une hauteur au sud de la commune, où ils souhaitent la relocalisation de cet ancien village de pêcheurs établi en bordure de l’océan Atlantique. De nombreux habitants sont opposés à l’option actuellement proposée par la collectivité territoriale, en charge de l’urbanisme, de créer un futur lotissement d’une cinquantaine de parcelles au nord du village, au lieu-dit Le Cap, une presqu’île soumise au risque de séparation en cas de forte montée des eaux.

« Les conséquences du dérèglement climatique sont irréversibles »

Invitée du journal télévisé local, Annick Girardin a reconnu que pour Miquelon, « les conséquences du dérèglement climatique sont irréversibles » et qu’il « faut penser autrement, construire autrement ». Pour la ministre, c’est « du bon sens » d’étendre le village dans le secteur souhaité par les manifestants. Elle s’est dite ouverte à un soutien de son ministère à « une réflexion sur la création d’un éco-quartier », afin d’enrayer la baisse démographique de la commune. « L’État se doit d’être et sera aux côtés de la Collectivité, qui doit penser, faire, et mettre en place ce type de choix », a déclaré Annick Girardin.

« Je voudrais vivre sur mon île, construire sur mon île », a plaidé Eric, 21 ans, un des manifestants, auprès de la ministre. « Construire dans le village, ce n’est plus possible, les permis de construire sont refusés. La solution, elle est ici, chemin des Roses ». Stéphane Lenormand, le président de la Collectivité de St-Pierre-et-Miquelon, qui a établi un projet de Schéma territorial d’aménagement et d’urbanisme (STAU) actuellement soumis à l’enquête publique, a annoncé qu’il tiendrait une réunion publique sur le sujet à Miquelon le 31 janvier prochain.

Source BFM immo

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